Quand parle-t-on de déficience intellectuelle ?

La « déficience intellectuelle est le terme le plus couramment utilisé actuellement dans la littérature internationale dans le champ de la médecine, de l’éducation ou de la psychologie pour désigner « un déficit de l’intelligence associé à un déficit du comportement adaptatif ». 

On parle de « handicap intellectuel » lorsque l’on veut évoquer les problèmes sociaux associés à « la déficience intellectuelle ».

Il existe un consensus international pour considérer que trois critères doivent être réunis :

  • le constat de déficits dans les fonctions intellectuelles comme le raisonnement, la résolution de problèmes, la planification, la pensée abstraite, le jugement, l’apprentissage académique, l’apprentissage par l’expérience et la compréhension pratique. Ces déficits sont confirmés à la fois par des évaluations cliniques et par des tests d’intelligence personnalisés et normalisés ;
  • des limitations significatives du comportement adaptatif en général, c’est-à-dire dans les habiletés conceptuelles, sociales et pratiques apprises qui permettent de fonctionner dans la vie quotidienne ;
  • l’apparition de ces déficits intellectuels et de ces limitations adaptatives au cours de la période développementale, c’est-à-dire dans les premières années de vie.

La déficience intellectuelle prend des formes très variables et ses causes peuvent être très diverses : génétiques, environnementales (infections, intoxications dont celle liée à l’alcool, etc.). Dans 35-40 % des cas, les causes ne sont pas connues.

Pour aller plus loin : l’expertise collective INSERM

Le 1er mars 2016, l’INSERM a publié les conclusions de son expertise collective sur la déficience intellectuelle, fruit d’un travail de plusieurs mois ayant associé chercheurs et cliniciens, dont Anne-Sophie Rebillat, gériatre à l’Institut Jérôme Lejeune. Au total, plusieurs dizaines de recommandations dans de nombreux domaines : épidémiologie, évaluation, suivi médical, accompagnement et soutien, axes de recherche. Un document de référence, dont la synthèse est accessible ici.

 

Conseils

Vous êtes inquiet pour votre enfant, vous trouvez que son développement n’est pas « normal », n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un médecin de l’Institut Jérôme Lejeune, qui pourra vous écouter, faire toutes les investigations nécessaires pour comprendre et poser un éventuel diagnostic.

L’Institut est notamment partenaire de centres hospitaliers qui disposent des plates-formes diagnostiques les plus à la pointe, ce qui permet de faire les examens les plus performants.