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Les paramédicaux

À l’Institut, d’un point de vue pratique, la consultation paramédicale est proposée par le médecin qui suit le patient ou par le professionnel concerné, qui jugent de la nécessité du rendez-vous.

Psychologue

Le psychologue peut aider les patients à dénouer les blocages qu’ils rencontrent et qui nuisent à leur bien-être. il ne peut pas prescrire de médicaments, mais il peut accompagner les patients dans le choix de nouveaux comportements et nouveaux modes de vie.

Neuropsychologue

Le neuropsychologue évalue la nature et les troubles des fonctions cérébrales. Il effectue les évaluations des capacités cognitives et comportementales des personnes allant de 6 mois à l’âge adulte. Cette évaluation permet de préciser les fonctions cérébrales préservées sur lesquelles s’appuiera la rééducation. Les évaluations neuropsychologiques servent aussi de critères d’évaluation dans certains essais cliniques thérapeutiques.

Orthophoniste

L’orthophoniste prévient, évalue et traite les troubles du langage oral et écrit,  de la parole, de la communication non verbale et des praxies orao-myo-faciales. C’est essentiel dans le cas de patients porteurs d’une déficience intellectuelle car, bien souvent, ils développent des difficultés de communication  gênant leur vie quotidienne. Ainsi, exprimer avec précision sa douleur peut éviter au patient des prises en charge involontairement inappropriées.

Assistante sociale

L’assistante sociale conseille les familles des patients sur leurs droits et les accompagne dans leurs démarches administratives, par exemple pour obtenir une aide ou pour trouver une structure adaptée à leur enfant.

 

 

3 questions à Catherine Baud, assistante sociale à l’Institut Jérôme Lejeune

Ma mission première est de conseiller les familles sur leurs droits et de les accompagner dans leurs démarches administratives. Par exemple, les aider à monter un dossier pour la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) ou trouver une structure adaptée. Si notre pays a fait des progrès, cela reste très difficile de se repérer dans ce qui ressemble encore à un maquis administratif. Après mon diplôme d’assistante sociale, je me suis spécialisée dans le handicap. J’ai passé un diplôme universitaire et ai toujours travaillé auprès de personnes porteuses de handicap. C’est donc un univers que je connais bien, même si la réglementation change souvent et que les pratiques peuvent différer d’un territoire à l’autre…

Je reçois sur rendez-vous, ou parfois le jour de la consultation, si le médecin qui a reçu préalablement la famille le juge nécessaire. C’est le cas, lorsque nous recevons des bébés sortant de la maternité. Il est nécessaire d’avoir déjà eu une première consultation à l’Institut : il faut connaître les personnes pour les conseiller et les orienter au mieux. Après, c’est un travail de réseau. Souvent, je réoriente les familles vers une structure ou un service plus près de chez elles, qui sera, du fait de sa proximité, plus efficace.

La principale limite est que je ne peux proposer qu’un accompagnement ponctuel aux familles. La deuxième limite est la réglementation. Chaque prestation obéit à un certain nombre de critères. On les remplit ou on ne les remplit pas. Et il n’y a pas une personne qui ressemble à une autre, même s’ils sont porteurs d’un même syndrome. La dernière limite est le manque de solutions adaptées aux besoins des personnes (AESH, ULIS, structures médico-sociales,…) On se retrouve confrontés aux listes d’attentes des établissements. Mais quelle joie quand une solution est trouvée !